Tentative infructueuse

Bof.

Je ne sais plus quoi écrire.

L'inspiration me quitte, lentement, et mon monde se peuple de millions d'autres choses.

Bof.

Ça pourrait être pire. Je pourrais avoir été amputée des doigts ou des bras ou des mains. Bref, je pourrais ne plus écrire du tout. Mais mon blocage est pire. Mon blocage est psychologique. Mon blocage est invisible aux yeux de tous. Mon blocage est... virtuel. Immatériel. Mon blocage est un syndrome de la page blanche qui me gâche la vie depuis des années.

Bof. Depuis deux années, au pire du pire.

Pourtant, c'est assez pour que je ne sois plus capable de rédiger rien de tangible ou le moindrement long. C'est assez pour que je fasse le deuil de mes nouvelles et que je me concentre sur la poésie. C'est assez pour qu'un vide se creuse en moi.

Et moi, je veux le combler. À tout prix. Je me fous de tout le reste, je vais combler ce vide.

Alors j'écris. J'essaie, un peu à la fois, je me décourage, je me relis et je perds patience. Mes histoires ne mènent à rien. Mes histoires sont merdiques et foireuses. Je déteste mes histoires plus que n'importe quoi d'autre en ce monde injuste. Pourtant, j'aime ma poésie. J'aime mes proses. J'aime mes pièces de théâtre. La reconnaissance, c'est merveilleux, non? En tout cas, la reconnaissance m'a sauvé la vie. Sans cette reconnaissance, je n'aurais plus de raison d'être et plus de mots à écrire. C'est aussi simple que ça.

Alors espérons que j'écrive à nouveau.

Si Dieu existe, je souhaite qu'il m'exauce... Juste une faveur...

Tout ce que je veux, c'est écrire à nouveau.

S'il Vous plaît.

Et non, je ne suis pas fervente religieuse.

"Dieu n'existe pas, il n'a pas le temps!"
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# Posté le mardi 30 juin 2009 18:24

Weird.

Je viens de voir un annonce de mon propre portable, avec un sympathique monsieur qui montrait les couleurs du sympathique DELL Inspiron 1525. C'est étrange. On dirait que je suis vendue. Je ne vois jamais d'annonces de rien que je possède (je ne magasine pas pour autant chez Zellers, mais je m'éloigne des marques célèbres pour préférer les marques fiables.) Je n'ai pas de iPOD, ni de je sais pas quoi d'autre qu'ils annoncent à la télé. Du parfum Laccoste. Ou Hugo Boss. Ou des Cds de Jordane. Je suis un esprit à part entière. Enfin, je l'étais jusqu'à aujourd'hui.

Mon amie fait de la rage au volant. Je ne sais comment la raisonner: elle s'emporte contre les pauvres vieilles dames qui conduisent à 60km/h sur l'autoroute, ou les gens qui la dépasse parce qu'elle ne roule pas trop vite elle non plus. Mon amie a tout un caractère et je l'admire pour ça. Elle exprime, en insultant les automobilistes du monde, ce que nous, les autres poches automobilistes, gardons à l'intérieur pour toujours. Mon amie est la personne la plus outspoken que j'ai eu la chance de rencontrer. J'admire sa force de caractère, mais, au fond, peut-être n'est-il pas sage de ma part de recommender au monde d'insulter les autres automobilistes... Il doit y avoir d'autres moyen d'évacuer un trop plein d'expression!

- Le Karaté
- La Boxe
- Le tir à l'arc (pas sur des gens)

Bref, je vous admire, vous, les gens plein de personnalité, mais il y a d'autres moyens de vous exprimer!

Next subject: je me suis endormie sur un divan aujourd'hui. Dans mon super collège, il y a un salon étudiant avec de beaux divans où les gens vont lire, faire des devoirs, et ... dormir. Les gens qui sont forcés, comme moi le mercredi matin, de prendre l'autobus à 7h00 mais dont les cours commencent à10h00 ou 12h00 peuvent donc aller roupiller en paix sur un très inconfortable divan vert forêt, rugeux et dur. Wow. La vie rêvée. La vie bohème, la la, la, la vie bohème. Anyway, je suis allée m'allonger là bas après avoir lu le Banquet de Platon et m'être exténuée mentalement, et j'ai dormi une demie heure environ,en comptant le temps de faux sommeil. Wow. Quand même, quand on est fatigué, un divan vert et inconfortable peut bien faire l'affaire. Fin de l'histoire.

Bof. Qu'est ce que j'avais à dire d'autre, déjà? Ah oui, j'ai perdu ma télécommade Illico. Je ne la trouve plus du tout. Une chance que j'ai une télécommande universelle, parce que sinon je serais bien foutue, non?

Ce matin, en cond. phys., j'ai fait 20 pompes des épaules en une minute, puis 38 redressement assis en une autre minute. Je suis super en forme. Sérieusement, vous pouvez vous imaginer ma condition physique générale, quoi que je pourrais peser 500 lbs ou 80 lbs et avoir le même résultat. Quant à moi, heureusement, je suis plus près du 80 que du 500. La marge est assez grande, quand même.

Bon. C'est tout!

Catherine

# Posté le mercredi 03 septembre 2008 17:31

Nelligan devait faire vraiment chier...

Je suis bête quand j'écris. C'est un fait, inévitable, omniscient et involontaire. J'aurais été bête avec Émile Nelligan s'il m'avait dérangé pendant que j'écris. Quand j'écris, je suis dans une bulle. Quand j'écris, je suis dans mon monde, la planète Catherine, peuplée de Nick Stahl et d'Émile Nelligan. J'ai l'air d'être accro à Émile; en fait, c'est parce que je le suis.

Ma mère m'a dit l'autre jour qu'elle avait peur de me parler quand j'écrivais, que je n'étais pas parlable. J'aimerais bien dire que c'est faux, pourtant... Je pense que tout le monde peut me comprendre. Si quelqu'un avait essayé de parler à Einstein quand il élaborait la bombe atomique, il aurait surement disjoncté. Pareil pour Da Vinci avec la Joconde. Pareil pour... Mozart, Rimbaud, Aristote et Roger Waters. Tous cela pour dire que je suis bête quand j'écris.

Écrire, c'est un long fil de penser qu'on ne veut absolument pas perdre, et interrompre le fil équivaut à le couper. Okay, je sais que je suis mélodramatique, mais rien ne peut jamais être créer de la médiocrité de la pensée quotidienne! La création vient du temps et de l'isolement! Il me semble impossible de composer une chanson devant une foule qui a les yeux rivés sur vous, ou peindre un portrait en public. Comment les artistes du Vieux-Montréal font-ils? Ils sont des Dieux sous-estimés, à mon avis.

Stephen King avait un jour comparé l'écriture à la masturbation. Au fond, la comparaison est immensément logique, et c'est de celle-ci que je tire mon commentaire ci-dessus. La création émerge des heures perdues et de la solitude, de l'ennui et de l'envie, de la haine et de l'amour.

Je n'écris jamais en public, à part à l'école, dans le salon étudiant, ou tout le monde dort ou fait ses devoirs. Je n'écris jamais devant mes amies, je n'écris jamais devant ma famille. J'ai même toute la misère du monde à me lire devant ceux que j'aime. Pourquoi? Parce que pour moi l'écriture est une pratique intime et personnelle, et que de la pratiquer en public équivaudrait à souiller sont fondement même.

Plus que tout, la création émerge de l'intimité.

Alors ne vous insultez pas si un jour je suis désagréable avec vous en écrivant. Demandez vous plutôt ce que je fais à écrire devant vous.

Catherine.
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# Posté le mardi 02 septembre 2008 20:33

"I'm back." comme avait dit Conan le Barbare

Je suis bel et bien de retour. Vous vous en foutez, non? Les raisons de mon départ sont assez concrètes; je crois que celui-ci coincide avec mon emploi chez Hardware Anonyme. J'ai ainsi admirablement réussi à perdre mes soirées et fin de semaines à m'éreinter pour un boulot banal au salaire minimum. Que c'est pathétique, non? NON! Détrompez-vous! Grâce à mon emploi banal, j'ai amassé une somme considérable d'argent et je suis allée au ciné. Longue, trop longue histoire.

Mon emploi m'a aussi fait délaisser Facebook. Que je me fous de Facebook, au fond... Comme si je n'avais rien d'autre à faire (pourtant, dans un élan de mélancolie je me suis insurgée contre une injustice monstre de l'industrie du cinéma et de Facebook et ais créé un fanclub de Brad Renfro.) Facebook, au fond, c'est un moyen d'en apprendre sur la vie des gens que tu aimes sans poser de questions. Grâce à Facebook, je peux maintenant savoir que lesquels de mes amis coucheraient pour de l'argent. Some usefull piece of information, right there. Ça me fait penser à un film (je suis comme Meg Ryan dans "Vous avez un message", chaque jour, ma vie me fait penser à des choses que j'ai vues ou lues, alors qu'au fond, ça devrait être le contraire, non?)

C'est un magnifique film avec Nick Stahl (Theblond, tu peux arrêter de lire maintenant) qui me semble tout à fait médiocre (tu peux recommencer à lire), qui parle de cinqs amis qui sont enfermés dans un manoir pour une nuit et qui jouent à un jeu qui s'appelle "Taboo" et qui traite des taboos de la société par des questions auxquelles on peut répondre par oui ou non. Des questions comme : "Would you have sex for money?", "Would you sleep with your partner's best friend?", "Would you have sex with a relative?", "Would you have a threesome?" et d'autre patentes de même. Bof. Quand même. Certaines de ces questions ne sont pas aussi condamnables que d'autres (je pense uniquement à "Would you have a threesome?" Si les trois personnes sont consentantes, ou peut bien être le mal?) Et là, les personnages sont super dévergondés (notez le sarcasme ici) et répondent tous oui - sauf un - sauf que les réponses sont anonymes et personne ne sait ce que les autres ont répondus. Anyway, je n'ai pas vu le film, mais j'ai enquêté un peu, et au fond, en résumé, il y a une folie meurtrière qui s'empare d'un des personnages et il tue les autres, alors que tous les personnages se masturbent et s'échangent de partenaires. Le tueur finit même pas coucher avec sa soeur. En résumé, le film est à l'image des "péchés" invoqués au début de celui-ci. Anyway, ce qui est intéressant, ce n'est pas le film en tant que tel, mais le concept des limites morales. Jusqu'ou semble-t-il raisonnable d'aller? Ou se trouvent les limites de la moralité?

Je ne sais pas. Qui sait, en fait? Qui sommes-nous pour juger et pour critiquer, pour décider ou les limites peuvent bien se trouver? Nous ne sommes personne, nous ne sommes que le reflet de la société et de ses taboos.

De quoi parlais-je, déjà? Ah oui, de Facebook. Merveilleuse invention de cyber-vie, parfaite pour les gens qui ne sont pas satisfaits de celle qu'ils ont déjà, ce qui équivaut au trois quart de la population, peut-être plus. Sur Facebook, on peut être n'importe qui. La preuve: sur mon fanclub page, je suis Brad Renfro. Qu'en savez-vous?
C'est comme Second Life. Ou les Sims online. Au lieu de se réfugier dans un monde artificiel pour y chercher le bonheur, pourquoi ne pas s'interroger sur ce qui pourrait réellement nous rendre heureux?

Je vous laisse sur ces mots.

Catherine

# Posté le mardi 02 septembre 2008 20:12

In Jazz's house

Je me rappelle que j'étais sur le divan, le soleil me brûlant le visage à travers la fenêtre, à proximité d'étrangers, un silence m'étranglant la gorge, et je me sentais bien. C'était la fête de Jazz.

Il faut l'appeler Jazz, c'est un magnifique surnom, soit imaginé par elle-même, si elle a eu cette chance, ou donné par d'autres, ce qui fait preuve d'encore plus de chance. Au fond, nos amis peuvent-ils vraiment nous donner un surnom dont on peut être fiers? Le genre de surnoms qui pourraient un jour nous rendre de grande rock star. Jasmine est Jazz. Et moi, je suis square. Mais c'est une autre histoire.

C'était la fête de Jazz, et elle m'avait invitée, me disant : « Tu ne connaîtra personne. »
J'ai répondu que ça ne m'importait pas, au fond, c'est vrai : je ne sors pas autant que je le voudrais, et j'adore être en bonne compagnie. J'adore faire de nouvelles connaissances. On ne peut jamais avoir assez de bons amis, non? Bof, il faut mieux avoir des amis que des ennemis.

Alors je me trimbale jusqu'à la maison de Jazz après 5h30 de travail chez Hardware, mon magasin anonyme (n'est-ce pas amusant de vivre dans l'anonymat? Je veux dire, vous connaissez mon prénom, that's for sure, mais pour le reste... Mon école, okay, j'avoue, mais je peux venir de LaPrairie, St-Catherine, Delson, St-Constant, St-Phillippe etc... En résumé, vous ne savez rien de moi!) J'étais crevée après ma LONGUE journée, et j'arrive donc chez Jazz. Je ne connaissais personne, comme elle m'avait dit, a part Charles-Antoine, gentil camarade d'art dramatique.

Je ne connaissais personne, et je suis tout de même restée 6 heures... Je suis restée, sans jamais m'ennuyer. Je suis extrêmement silencieuse et assez gênée dans certaines circonstances, comme hier soir. Ça me prend un moment pour me dégêner. Et même si j'étais silencieuse, hier soir, je ne me sentais pas gênée du tout. Quelle est la meilleure attitude à adopter, au fond? De se mêler de toutes les conversations comme si on avait toujours été là? De faire la gueule et bouder tout le monde en priant partir au plus vite? De faire un fou de soi-même en se donnant en show? Dites moi... Je veux comprendre.

J'ai adoré la fête. Comme dit mon père, c'est bien de diversifier ses fréquentations. Je crois que mes parents n'aiment pas trop mes amies, au fond. J'aime bien l'été, en résumé. Surtout ...

J'adore le Hardware!!! J'adore les gens comme moi : étrange et gênés, qui ont le sourire facile. J'aime les phrases comme « tu es facile à faire rire ». J'adore les bouquins, les chansons et les films. J'adore ne jamais être seule même dans ma solitude. J'adore parler, rire, chanter et sourire. J'adore regarder sans être vue pour sourire si on m'y prend. J'adore laisser passer les minutes pour réaliser que tout n'a pas changé. J'adore sourire en voyant mes amies. J'adore être saluée de loin, reconnue dans une foule. J'adore les clins d'½il à la jetée. J'adore la vie. J'adore ma vie. Et, par dessus tout, j'adore écrire, sur ma vie et mes idées.

Ça fait du bien d'écrire. C'est étrange, mais je me sens bien.


Catherine

# Posté le dimanche 27 juillet 2008 21:23